Billets libres

A vous madame

Il arrive parfois que de me rêves, je caresse la réalité.

 

Douce et sensuelle danse entre ces deux entités,
qui se jouent tièdes et frissonnantes, là, dans mes pensées.
La danse est suave et impertinente,
les « corps » se frôlent, se mêlent, la vie devient bouillonnante.

Car dans mes pensées/fantasmées,
je me demande toujours comment vous sentez.
Vous devez sentir bon j’en suis sûre.
J’imagine un parfum musqué se mêler à votre allure.
Je me demande toujours quel effet me feraient vos bras me tenant,
contre votre corps frêle, fragile, superbe et respirant.
Essayez rien qu’une fois, même un court laps de temps,
vous me saurez alors heureuse et le coeur chahutant.
Si ces mots sortaient de mon monde pour ébranler le vôtre,
Vous me diriez sûrement : « Ce n’est que le fantasme de votre esprit, rien d’autre. »
Et je vous répondrais « Oui oui », d’un air nonchalant…
Mais vous saurez Madame, que mon âme jamais ne ment.

Car je sais bien, Madame, en moi faire la différence,
entre jeux subtils d’inconscient et effets de Vous sur ma trans.
Voyez plutôt en ces confidences une obsession saine,
une interrogation de l’âme, une subtile mise en scène.

Mais tout de même, Madame, êtes-vous seulement consciente de ce qu’un mouvement de vos cheveux peut générer chez moi ?
Il paraît qu’en physique, existe une théorie, un théorème, une « loi »,
Démontrant qu’un battement d’aile ici, créerait un tsunami là-bas.
Vous êtes mon ici…Et je ne suis d’ici-bas…

Un battement de vos cils crée un tsunami en mon âme…
Croyez-vous qu’ils puissent s’être trompés ?
Ces scientifiques sacrés ?
Ils ne comprennent donc rien à la combustion d’une flamme…

A vous compter mes malheurs et mes impertinences,
vous êtes-vous seulement déjà demandé qui j’étais hors de cette mouvance ?
Car moi cette question…Je me la pose tout le temps…
La réponse est teintée de rêveries diurnes, et de clairvoyance
Pas qu’avec vous je vous rassure,
Avec moi c’est le quotidien qui me mène la vie dure.

Je regarde les gens et ne cesse de me questionner
Comment font-ils pour vivre, respirer, marcher ?

Et se mouvoir ainsi sans être trainés par ces chaînes
Qui sont- ils où vont ils ? Quels sont leurs problèmes ?

Et je me heurte à leurs regards, tentant de percer leurs mystères…
Je suis devenue douée à ce jeu, et il pourrait vous plaire.

Mais je n’ai que peu de mérite…C’est fou ce que dit un regard de vous…
Et j’ai trébuché sur le vôtre cent fois…Sans me blesser, c’est fou…

Car c’est vous qui l’êtes je sens, Madame, votre âme doucement fêlée…
C’est pour cela que je vous aime tant…Du moins…que je le fantasme comme vous le diriez…

Je ne puis m’empêcher de rêver qu’un jour, disons accidenté,
vos lèvres à mes lèvres se viennent doucement heurter.

Et même s’il semble fou d’oser rêver qu’un jour,
vous puissiez m’aimer bien, ou bien m’aimer tout court

Et bien que serait on sans rêve ? Et je suis folle…Voyez…
Je me regarde lasse, et me contemple vous aimer…
Un jour vous serez mienne Madame…Laissez-moi en rêver…

 

N.L

 

 

 

 

La peur

 

PEUR DÉFINITION : La peur est une émotion ressentie généralement en présence ou dans la perspective d’un danger ou d’une menace. En d’autres termes, la peur est la capacité (à) de reconnaître le danger et de le fuir ou de le combattre, également connue sous le terme « réponse combat-fuite »

La peur, selon la définition classique, est donc un sentiment primaire humain portant à rejeter l’inconnu, le danger, la menace…

Qu’elle est belle ma menace avec son sourire enjôleur…

Alors pourquoi ai-je peur?
Je dirais que la peur est propre à chacun, nous y mettons notre vécu, nos failles, nos défaillances et certains recoins de notre âme. Consciente ou non, la peur nous ramène toujours à l’ailleurs, à l’indicible, à ce que nous ne regardons que très peu en face car oui…La peur, lorsqu’elle est émotionnelle, cohabite souvent avec la douleur…Et ça, en général, on n’aime pas…

Je dirais plutôt que la peur s’invite souvent quand l’autre est trop connu, car finalement l’inconnu n’a que très peu d’enjeu. Mais lorsque quelque chose vous touche au plus profond alors là chers amis vous avez peur.
Qu’importe le bonheur que tout cela engendre, tu ne verras que les doutes et les statistiques négatifs, une tête trop bien pensante qui tente de rationaliser ce qui ne peut être classé.
Tu n’as pas peur de mourir mais plutôt de trop vivre…Qu’il est étrange l’esprit de l’Homme…Surtout lorsqu’on en perd le contrôle…
Alors s’engage une lutte entre le corps et l’esprit pour déterminer lequel sera plus fort, une lutte sans relâche et sans vergogne pour savoir QUI déterminera le reste de ton histoire…L’avenir tient finalement à bien peu de chose.

En quoi est-ce une menace que de vibrer ainsi?
C’est donner à l’autre le pouvoir de t’atteindre, de te connaître fragile et de pouvoir te feindre.

Peur de décevoir, de ne pas être à la hauteur, d’être abandonné, quitté, trompé, bafoué ou de porter les espoirs déchus d’un autre et que tout cela t’atteigne dans des parts de toi oubliées…Bref…Peur d’être nul quoi…

Quand il s’agit d’amour…
Nous parlons bien d’amour là?
Quand il s’agit d’amour donc, nous devenons vulnérable…Et qu’il est dur de voir ainsi son âme se dévêtir sans même pourvoir lutter…

Tu as beau te cacher derrière n’importe quel masque de confiance, de fausse assurance ou intrépidité, la peur te rattrape toujours et te tire par les pieds…Mais elle en dit tellement long sur toi cette peur…Car nous n’avons peur de perdre que ce en quoi on croit…

Alors relève toi et regarde la en face « Je n’ai pas peur de toi Peur…Je ne te céderai pas la place », car ainsi rongée dans tes sangs, même s’il fait peur au-delà de tes faux semblants, il y a aussi la vie, là, qui te regarde et t’attends…

N.L

 

The black Whole

 

Vous avez déjà eu ce sentiment de vertige? Le vrai vertige, celui qui ne vous prend pas le corps mais l’âme toue entière?
Vous vous sentez incroyablement fort et tout puissant…Mais ce n’est que l’expression de votre faiblesse.

L’envie vous enivre, vous anime et vous foncez dans tous les murs que vous croisez en état de pleine conscience, mais à chaque choc vous vous relevez avec un air machiavélique en vous répétant perversement « même pas mal ».

Vous n’êtes plus qu’un corps et un corps ce n’est rien…

La vie passe, les événements défilent et rien ne vous fait écho, vous cherchez l’ivresse, toujours plus d’ivresse à en devenir insatiable…Le temps, la vie, la mort, le bien, le mal, tout cela se confond en une joyeuse noirceur qui change jusqu’à votre regard le rendant de plus en plus prédateur…

Quelle est belle cette noirceur…

Elle peut vous faire vous envoler aussi haut qu’elle ne vous enterre mais qu’importe puisque les sentiments qu’elle génère vous ne les ressentez pas, vous n’êtes plus qu’arrogance, défiant la vie avec une rage destructrice…

Et lorsque cette vie vous offre douceur et repos, tel un guerrier jetant les armes vous ressentez l’humanité vous envahir de nouveau et vous fuyez aussi loin que possible en vous battant avec un peu plus de colère encore.

Vous ne vous reconnaissez pas ou plutôt vous ne vous connaissez que trop bien…Un jour c’est la vie qui vous tuera…

Vous vous sentez aussi fort que fragile, vous vivez à fond le pire en haïssant le meilleur et plus rien ne vous atteins…

Vous dansez joyeusement une valse endiablée avec le mal et vous tournez…Vous tournez encore et vous dansez jusqu’à ne plus sentir votre corps…
Que la nuit est belle sous ce ciel étoilé…
Vous dansez encore…
Qu’elle est belle cette insouciance dont vous ne savez ce que vous en ferez le matin…

Mais lorsque la nuit cesse et que l’aube pointe le bout de son nez les réflexions se lèvent au rythme des premiers rayons et vous savez au fond que vous ne faites que reculer l’échéance ultime de ce que vous craignez tant…

Mais il est tard et la fatigue vous guette…

Bonne chance à vous…

Car Il est l’heure…

Welcome to the black whole…

N.L

 

 

L’amour

 

L’amour, l’amour, l’amour…On le voit partout, tout le temps, on le sent, on le vit, le respire et en sommes matraqués de représentations idéalistes…
Mais l’amour c’est quoi au juste?
Ce sentiment qui nous traverse les os et la moindre parcelle de peau et qui, quelque soit notre âge, nous donne l’impression d’avoir 12 ans, fragile et vulnérable au moindre souffle de l’autre, dans l’attente de sa voix, de ses mots, de son odeur…
Si seulement l’amour s’arrêtait à cela…
Mais l’amour c’est parfois plus complexe, plus cérébral…Il y a l’amour passionné, l’amour raisonné, l’amour épidermique, l’amour habitude, l’amour mature, l’amour impossible, l’amour inavoué et l’amour déchu…Bref, il existe autant de type d’amour qu’il existe de personne qui aime…
Tour d’horizon de l’Amour avec un grand A.

« Peu m’importe les problèmes, je me fou du monde entier…Mon Amour…puisque tu m’aimes… »

Qu’il est beau, irraisonné et majestueux l’amour, chanté par Edith Piaf…Le temps d’une chanson on se laisse aller à croire à tous ces idéaux enfantins ou le prince et la princesse charmante vivent heureux jusqu’à la fin des temps…Puis la musique s’arrête et c’est un « Chérie tu as fait les courses » qui retenti…Fin de la magie et place à la vraie vie et tous ces aléas…
Mais ou se trouve donc la part de rêve dans tout ça?

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« Dès le premier baiser, j’ai senti comme une vague de frisson me traverser le corps,j’ai trouvé ça magique… » Marie 29 ans

L’Amour, ça commence comme ça, il y a d’abord la séduction, l’apprentissage, le jeu…Vous savez, cette mèche de cheveux que l’on arrête pas de remettre, ces mains nerveuses dont on ne sait que faire, ce regard qu’on ne sait ou poser…Puis il y a ces mots que l’ont veut justes et mesurés pour plaire…à tout prix…
C’est beau l’Amour quand il n’en est pas encore, quand il se cherche et se devine…
Ensuite il y a ces mots que l’on boit, ces yeux que l’on dévore et cette bouche dont on rêve secrètement…On ne le dit pas non, bien sûr, l’Amour à ce stade est encore pudique…Mais lorsque l’imagination laisse place à la réalité alors le rêve l’emporte et tout devient « Magique » comme dit Marie…

« Les premiers instants, nous passions notre temps collés l’un a l’autre bien loin des jeux et des discussions d’usage que l’on entretenait avant de franchir le cap physique. Amis, famille, travail, j’avais tout mis entre parenthèses pour la garder près de moi…J’en oubliais même l’heure qu’il était…Elle et moi étions hors du temps… » Florent 24 ans

La magie perdure…On se découvre différemment et parler devient même secondaire, l’Amour devient épidermique…Il ne se dit pas mais se montre, se ressent…Chaque geste, chaque parole et chaque caresse devient comme un souffle chaud en hiver…On perd la notion du temps et de l’espace et on s’enferme dans une bulle de coton, douce, rassurante et suave…
Il n’y a plus de monde, de planète ni d’impératif, il n’y a qu’elle, que lui et le reste de l’univers importe peu…

« Nous nous sommes mises à redécouvrir le quotidien comme si tout avait une autre saveur…Tout ce qui était fait avec elle n’avait pas le même goût ni le même parfum…Même les actes les plus anodins… » Fanny 26 ans

Puis la vie reprend son fil petit à petit, le quotidien étant inévitable mais pourtant rassurant quand l’Amour est là…C’est alors que les langues se délient de nouveau et l’on commence à avoir besoin de se dire les choses, timidement on se livre à quelques confidences dont on attend le retour désespérément…On vibre à la moindre pulsation du téléphone et on sourit de voir son nom s’y afficher…
La fusion reste la même mais on commence à parler avenir et surtout à l’imaginer…
Le côté épidermique gagne en degré d’intensité, on frémi sous ses mains, sa peau nous apaise, son odeur nous enivre…

« J’en respirai son souffre… » (…)

Son corps est le notre, chaque expression de son visage, on imprime mentalement ces mots, sa façon de parler, d’être…

L’autre devient notre essence, notre moteur, notre oxygène, notre addiction…C’est auprès de lui ou d’elle que l’on veut avancer…Souvent trop vite comme pour se rassurer…

« Nous avons tout voulu tout de suite par pulsion amoureuse, nous avons été trop vite oubliant de nous regarder en face, oubliant ce qu’on nous disait…Finalement nous nous sommes retrouvés avec plus rien à construire trop tôt. » Isabelle 39 ans

Car oui…L’amour est aveugle et irraisonné…On ne voit pas l’autre avec sa raison (Non ça se saurait) alors on l’idéalise et le modèle dans notre inconscient comme l’être parfait que l’on a tant attendu…On veut tout, mais TOUT faire avec le plus vite possible pour se rassurer, se sécuriser quant au fait que c’est avec lui que l’on finira sa vie…
Mais la vie est longue, l’amour un parcours chaotique…Et comme le dit Isabelle, on se retrouve vite avec un quotidien dont on ne mesurait pas l’impact…Difficile alors de prendre le recul nécessaire pour sauver sa relation…

« Il nous a fallu accepter de ne pas s’appartenir totalement pour se rendre compte que nous n’étions pas acquis, les deux notions se confondent trop souvent et la barrière est mince…Nous nous sommes sauvés en étant transparents sur nos sentiments, en étant lucides aussi, pour être capable d’affronter la vie de couple pleinement loin des illusions dont on se berçaient…La communication a été notre meilleure arme…Nous en sommes resortis encore plus fusionels émotionnellement… » Laura 32 ans

C’est là que l’amour peut devenir haine…Ou lucidité…Car comme le dit Laura, il ne faut jamais considérer l’autre acquis, l’amour est une remise en question permanente et un équilibre savamment travaillé entre ses besoins propres et ceux de l’autre. Il en faut du travail, du temps et de l’écoute pour trouver cet équilibre parfait, il en faut des ruses pour continuer à se surprendre et à se couper le souffle…
L’amour s’entretient, se vit et se réanime sans cesse…
L’amour ce n’est pas s’oublier soi, ni oublier l’autre…L’amour c’est avancer ensemble main dans la main, en s’intérrogeant sans cesse sur les moyens de vivre au mieux ce voyage…ensemble…

Aimer ne suffit pas, il faut saisir toutes les subtilités de ce sentiment et l’alimenter de tous les horizons qu’il offre…

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » Alphonse de Lamartine

Mais voila, l’Amour ça fait mal…On se blesse, on se déchire…Trop s’aimer c’est ouvrir la porte aux excès…On jalouse tout et n’importe quoi, on attend trop de l’autre, on le déteste parfois autant qu’on peut l’aimer…Mais quand il n’est plus là alors le monde est vide, la vie est fade…On ère dans un monde ou l’on ne trouve plus notre place et on perd se sentiment si sécuritaire…Ce sentiment d’être invincible se transforme en une vulnérabilité extrême.
Aimer c’est être tout et son contraire…Aussi fort que faible, aussi heureux que dévasté…On ne se connaît jamais mieux que lorsqu’on aime, et on se rend compte de ce que l’on perd souvent trop tard…

Finalement, si l’on regarde l’amour en face on se rend compte d’une chose : il n’a ni âge, ni éthnie…Il est universel, incontrôlable,insensé et surtout indispensable…

Alors en conclusion l’Amour c’est quoi? Je vous dirais simplement que si vous, lecteurs vous êtes reconnus sur au moins un passage de cet article, alors l’Amour est l’oxygène qui alimente notre âme et perd notre raison, l’Amour c’est la quête de tout à chacun, le langage de l’inconscient et la seule chose encore insaisissable à ce jour…

Quelqu’un m’a dit un jour que rien de ce qui vaut la peine sur cette terre ne s’obtient sans effort alors…

« Je viens du ciel et les étoiles entre elles ne parlent que de toi… »

N.L